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Futur chef de l'ONU: les cinq femmes et les trois hommes en lice
information fournie par AFP 21/08/2026 à 05:02
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Cinq femmes et trois hommes sont candidats pour remplacer Antonio Guterres à la tête de l'ONU, un poste sensible dans un monde ravagé par les conflits, où les grandes puissances chargées de cette nomination sont également divisées.

Tour d'horizon des différents candidats, par ordre alphabétique:

Ivonne A-Baki

La diplomate équitorienne Ivonne A-Baki au siège de l'ONU New York le 20 août 2026. ( AFP / CHARLY TRIBALLEAU )

La diplomate équitorienne Ivonne A-Baki au siège de l'ONU New York le 20 août 2026. ( AFP / CHARLY TRIBALLEAU )

Entrée en lice cette semaine, la diplomate équatorienne, ancienne ambassadrice de Quito aux Etats-Unis et en France, a vu sa candidature portée par les Tonga.

Agée de 75 ans, née de parents libanais, elle a notamment joué un rôle crucial dans le rapprochement entre l'Equateur et son voisin péruvien après plusieurs conflits frontaliers.

Elle plaide pour une ONU moins bureaucratique et davantage axée sur des résultats concrets, tout en se présentant comme une diplomate capable de restaurer le multilatéralisme.

Michelle Bachelet

L'ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, lors d'un débat organisé à Genève le 9 juin 2026. ( AFP / Fabrice COFFRINI )

L'ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, lors d'un débat organisé à Genève le 9 juin 2026. ( AFP / Fabrice COFFRINI )

Agée de 74 ans, la socialiste, torturée pour son opposition au régime d'Augusto Pinochet, a été la première femme présidente du Chili (2006-2010 puis 2014-2018), devenant une personnalité politique internationale de premier plan.

Son passage à la tête du Haut commissariat de l'ONU pour les droits de l'Homme lui a attiré certains ressentiments. La Chine a ainsi critiqué un rapport accablant sur le sort de la minorité des Ouïghours.

La Chilienne fait également l'objet de critiques américaines concernant sa position pro-avortement.

Elle plaide pour un secrétaire général qui soit une "voix de la morale", même sous la pression des grandes puissances.

Sa candidature est portée par le Mexique et le Brésil. Le Chili lui a retiré son soutien après la prise de fonction du président d'extrême droite José Antonio Kast.

Maria Fernanda Espinosa

L'ancienne ministre des Affaires étrangères et de la Défense de l'Equateur à Montevideo, le 3 août 2026.  ( AFP / Santiago Mazzarovich )

L'ancienne ministre des Affaires étrangères et de la Défense de l'Equateur à Montevideo, le 3 août 2026. ( AFP / Santiago Mazzarovich )

L'ancienne ministre des Affaires étrangères et de la Défense de l'Equateur, 61 ans, voit les Nations unies comme l'"unique plateforme universelle" qui "s'occupe des défis communs de l'humanité", même si elle appelle à réformer l'institution davantage.

L'ancienne présidente de l'Assemblée générale de l'ONU suggère aussi la création d'un mécanisme d'"alerte précoce" pour collecter les signaux du terrain et empêcher un conflit avant qu'il ne se déclenche.

Elle n'est pas soutenue par son pays, sa candidature étant portée par Antigua-et-Barbuda.

Rafael Grossi

Rafael Grossi, directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) à Tokyo, le 26 juin 2026.  ( AFP / Philip FONG )

Rafael Grossi, directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) à Tokyo, le 26 juin 2026. ( AFP / Philip FONG )

Diplomate de carrière, l'Argentin de 65 ans, nommé par son pays, est entré sous les projecteurs en prenant la tête de l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA) en 2019.

Ce poste l'a amené à s'occuper du programme nucléaire iranien et du dossier de la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijjia occupée par la Russie. Deux dossiers brûlants qui concernent des membres permanents du Conseil de sécurité.

Il ne s'est pas mis en retrait de ce poste pour la campagne, estimant que ce serait "manquer à son devoir".

Selon certains observateurs, il a présenté une position plus radicale concernant la réforme de l'ONU et défend un secrétaire général devant être présent sur le terrain.

Rebeca Grynspan

La Costaricaine Rebeca Grynspan, l'une des candidates au poste de secrétaire général de l'ONU, à Montevideo le 3 août 2026.  ( AFP / Santiago Mazzarovich )

La Costaricaine Rebeca Grynspan, l'une des candidates au poste de secrétaire général de l'ONU, à Montevideo le 3 août 2026. ( AFP / Santiago Mazzarovich )

L'ancienne vice-présidente du Costa Rica, âgée de 70 ans et soutenue par son pays, est la patronne de l'agence de l'ONU pour le Commerce et le Développement (Cnuced) dont elle s'est mise en retrait pour la campagne.

A ce titre, elle a négocié en 2022, avec Moscou et Kiev, "l'Initiative de la mer noire" pour faciliter l'exportation des céréales ukrainiennes après l'invasion russe.

Forte de son histoire personnelle, avec des parents juifs ayant "à peine survécu" à l'Holocauste avant d'immigrer au Costa Rica, elle déplore que l'ONU soit devenue "une organisation conservatrice en matière de risque", en n'essayant pas assez de peser sur les conflits.

Au terme d'une première séance de "vote indicatif" organisée par le Conseil de sécurité de l'ONU le 30 juillet, c'est elle qui a reçu le plus de mentions favorables de la part des 15 membres.

Olara Otunnu

L'ancien secrétaire général adjoint de l'ONU l'Ougandais Olara Otunnu, à Kampala le 30 août 2010. ( AFP / MARC HOFER )

L'ancien secrétaire général adjoint de l'ONU l'Ougandais Olara Otunnu, à Kampala le 30 août 2010. ( AFP / MARC HOFER )

L'Ougandais de 75 ans est l'un des deux candidats n'étant pas issus d'Amérique latine, continent qui revendique le poste en vertu d'une tradition de rotation géographique.

Il a notamment été secrétaire général adjoint de l'ONU et représentant spécial pour les enfants et les conflits armés de 1997 à 2005, sous l'autorité de Kofi Annan, alors secrétaire général de l'ONU.

Il s'était présenté à l'élection présidentielle de 2011 comme candidat du parti d'opposition Uganda People's Congress, mais a été battu par le président de longue date Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 1986.

Carolyn Rodrigues-Birkett

L'ancienne ministre des Affaires étrangères du Guyana, au siège de l'ONU à New York le 23 juillet 2026. ( AFP / Leonardo MUNOZ )

L'ancienne ministre des Affaires étrangères du Guyana, au siège de l'ONU à New York le 23 juillet 2026. ( AFP / Leonardo MUNOZ )

L'ancienne ministre des Affaires étrangères du Guyana, proposée par son pays dont elle est l'ambassadrice à l'ONU, est à 52 ans la plus jeune des six prétendants.

Elle plaide pour restaurer la "crédibilité" en berne de l'ONU, soulignant que l'organisation ne doit pas être jugée sous le seul "prisme de la paix et de la sécurité" mais aussi sur ses actions en matière de développement et de défense des droits humains.

Macky Sall

L'ancien président sénégalais Macky Sall au siège de l'ONU à New York, le 22 avril 2026 ( AFP / CHARLY TRIBALLEAU )

L'ancien président sénégalais Macky Sall au siège de l'ONU à New York, le 22 avril 2026 ( AFP / CHARLY TRIBALLEAU )

Agé de 64 ans, l'ancien homme fort du Sénégal entre 2012 et 2024, a notamment insisté dans sa candidature sur la représentation du Sud global dans les instances internationales.

Il a aussi souligné le lien intrinsèque entre paix et développement.

Présentée par le Burundi, sa candidature a finalement reçu le soutien de Dakar.

Les autorités sénégalaises l'accusaient pourtant d'avoir réprimé dans le sang les violentes manifestations politiques ayant fait des dizaines de morts entre 2021 et 2024.

3 commentaires

  • 09:25

    Si ces femmes ont le même profil que celles qui dirigent l'UE, je préférerais alors un homme au poste de secrétaire de l'ONU


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